Témoignage : juste Papa, il gagne au loto

Ernesto, du haut de ses 40 ans, nous raconte son histoire qu’il partage avec sa femme Ava. Les débuts sont plutôt heureux, le milieu un peu sombre et tout se finit bien comme tous les contes de fées.

Ernesto et Ava se sont rencontrés dans une université où il étudiait les langues étrangères appliquées. Lui était argentin, elle était anglaise. Il était fan de Boca Juniors, elle était Red’s jusqu’au bout des doigts. C’est un détail, après tout le football ne définit même pas ses supporters, c’est une passion. En Argentine, elle est débordante, excessive et peut vite se transformer en fureur. Ava vivait dans l’appartement juste en dessous de celui d’Ernesto. L’un et l’autre étaient étonnés que certains soirs, ils étaient dérangés par des hurlements effrayants. Et c’est donc le football qui lia ce couple. Rapidement, le jeune couple s’installa dans la cité phocéenne pour monter une agence de traduction. Marseille était aussi une ville de foot avec la plus grande équipe française jouant dans son antre du Vélodrome devant un public en feu.

Du bonheur, mais un bébé qui se fait attendre

On peut dire qu’entre les voyages à Buenos Aires et Liverpool plus ceux pour le travail, le couple passait son temps dans les avions. Animés par la passion de leurs métiers et unis par leur amour, ils formaient un couple qui ferait rêver les lecteurs et les lectrices de la collection Arlequin. Pourtant, ce couple épanouit ne parvient pas à avoir d’enfants. Au début, ils s’en amusent et disent, légèrement mutins « il faut qu’on s’entraîne encore plus ». Au fil du temps qui passe, le problème devient de plus en plus préoccupant et prégnant pour le couple jusqu’à devenir une obsession.

Ils se mettent à consulter des spécialistes et passent une batterie de tests. Les résultats ne démontrent aucun problème de fertilité ni chez l’un, ni chez l’autre ! Ava explique « c’était le plus difficile à comprendre. Physiquement et biologiquement, tout allait bien et pourtant rien ne fonctionnait. On a tout essayé, des techniques high tech aux techniques de la grand-mère argentine à l’eau de source miraculeuse.. . Rien. Et en plus, j’étais trop jeune à l’époque pour tester les techniques de Fécondation In Vitro.»Pour Ernesto, ce fut un moment difficile comme il en témoigne « le pire, c’était de plus avoir de prise. Une fois que les résultats sont arrivés, nous n’avions plus de solutions, car médicalement, nous ne souffrions d’aucune pathologie propre à nous gêner ou nous empêcher d’avoir des enfants. » Au bout de quelques années, sans succès, le couple décide d’entrer dans le parcours des FIV. AVA a 38 ans tout comme Ernesto.

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Une dernière FIV pour gagner au Loto

Dans le parcours des FIV, les patients ont droit à quatre tentatives remboursées par la Sécurité Sociale. C’est une sorte de compte à rebours. Il faut savoir que même si le couple gagne bien sa vie, une tentative coûte plusieurs milliers d’euros. Ava vit mal les exigences de ce parcours avec de nombreux rendez-vous tôt le matin. Elle se sent esclave de son corps. Elle met sa carrière de côté.

Comme souvent, le couple commence à en souffrir. L’espoir se transforme en désillusion. Le cycle est bien connu, les médecins les avaient prévenus.

« On nous avait dit que c’était aussi une épreuve psychologique. On les avait bien crus, mais vous savez comme c’est. On se croit toujours plus fort, différent.. Pourtant, on prend les échecs comme des coups de poings. Plus on va, vers la dernière chance, plus on est traversé par la peur. »

Pour Ernesto, la situation est tout aussi difficile, mais il le dit : « Pour les hommes, c’est quand même difficile, car si on s’implique psychologiquement et par amour, ce n’est pas notre corps et il est plus facile de prendre du recul. Donc, au final, on finit par s’en vouloir d’être moins impliqué ou plutôt d’avoir le sentiment d’être moins impliqué » Et puis ce fut le tour de la dernière tentative…

Une grille d’EuroMillions pour une dernière chance

Ernesto avait laissé tomber sa grille hebdomadaire d’EuroMillions. Avec les soucis, il n’avait plus le goût pour les jeux, et même le ballon rond. Bêtement, il explique qu’il avait peur d’user sa chance. Ce jour-là, en amenant sa femme, il remarqua qu’une cagnotte de 75 millions d’euros était à gagner. Malheureusement, il ne pouvait pas s’arrêter. Il s’est donc inscrit sur un site de loterie en ligne garce au Wifi disponible dans la clinique de la fertilité.

Deux semaines après, il était riche de 80 millions d’euros et sa femme était enceinte. Aujourd’hui, elle a huit mois de grossesses et elle dit en riant « le jackpot de l’EuroMillions ? Vraiment, je m’en moque. On va faire un don à la clinique. Mo,i mon jackpot , il est dans mon ventre… »

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